Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

Cursum perficio

Six mois

le 05/11/2007 à 01h23


Bonjour mon JP,

Alors voila si tu reçois cette lettre c'est que je suis partie rejoindre ma fille... Et je ne veux pas de larmes ou autres, hein!

J'ai passé des moments assez durs ces derniers temps  et j'ai bien senti que la fin était pour bientôt. Je n'ai pas souhaité vous dire au revoir à tous, trop dur pour moi. J'ai réécrit mes lettres et je peux t'avouer que mon coeur est très gros et rempli de larmes. Tiens, c'est drôle tu vois, moi qui ne rêvait que de la revoir enfin…

N'oublie jamais mon JP les moments que l'on a partagés tout les deux, les fous rires, les larmes et ce fameux jour où je t'ai fait partager mon album photo. J’avais l'impression que tu étais à côté de moi ce jour là. Et ce repas que nous avons partagé, cette fameuse bière à la con, tu t'en souviens hein ? ^^

J'ai toujours pu compter sur toi, mon ami, mon fidèle ami. Tu étais si loin de moi et pourtant si près à la fois. Tu as tout partagé avec moi, mes peines, mes joies. Je sais qu'il y en a eu peu, mais elles étaient intenses comme à chaque fois que l'on se voyait. Je suis heureuse que tu aies fait partie de ma vie, même si je ne me suis pas montré ces derniers temps, je suis toujours passée sur ton blog. Jolie peinture. Du reste, j'aurais aimé avoir un tableau de mon ami. Et puis il y a aussi les nocturnes ! Ahlala ! Que j'ai aimé les lire, ces textes, mon ami !

Tu sais, je t'avais dis que je ne te mentirai jamais et ça a bien été le cas, jamais, enfin si des fois, mais tu le savais, surtout quand je parlais de mon état de santé. J'ai vraiment été mal ces derniers jours, comme jamais. Tu sais, je suis contente que ce soit enfin fini…

Voila, je dois être en train de m'envoler pour l’Irlande, là où mon corps sera, mais pas mon esprit mon JP. Toujours il sera derrière toi, toujours ; quand tu auras besoin de moi, parle-moi, je serai là, mais n'oublie pas, sert-moi un sky surtout, hein ?! Et tu sais, cette fameuse bière avec Isie, bois-la avec elle assis à une terrasse de café, mais commandez trois bières… je serai près de vous ce jour là. Dire que je n'ai pas vu mon Jfred ni Isie ni ma Zim. Tu vois, juste ça, ça me fait mal. De pas les avoir serrés contre moi au moins une fois…

Je suis désolée mon ami de ne pas avoir gagné cette bataille ni cette guerre. Dis, sur mon blog, ne dis pas que je suis partie. Laisse planer le doute. Val va récupérer  mon ordi  et tout mes mots de passe de partout, elle passera sûrement sur ton blog. Si elle vient te voir, protège-la des cons comme *******, surtout protège-la de la vie, je sais que je peux compter sur toi au cas où.

Tu as su tout me donner de toi et j'espère te l'avoir rendu un peu quand même.

Voila mon ami, je te quitte de ma plume, de mon corps meurtri à jamais, mais pas de mon coeur mon tendre ami, mon fidèle ami. J'ai tout trouvé en toi, toute la force et l'amour que tu m'as donné. Je t'aime mon JP, tellement. Tellement de chose nous on liés, tant d'amour on a partagé, je n'ai aucun regret.

Je t'aime dans mon coeur pour toujours

TA MADONNE A JAMAIS ....
PARDONNE MOI


Tu seras toujours dans le mien, ma soeur, mon amie, ma madonne...

« Quand un ami s'en va, son amitié demeure
Dans ses lettres d'antan qu'on relira parfois,
Et par-delà l'éther nous parviendra sa voix
Pour nous souffler l'espoir d'une même demeure. »

Isabelle Chalumeau. Le grand voyage



Séverine est décédée le samedi 5 mai à 15h30 d'une insuffisance respiratoire.


Cursum perficio

le 20/07/2007 à 21h28

.

« Chaque jour qui s'écoule est un pas vers l'Ailleurs
Ou le commencement de quelque autre existence.
La différence d'âge aura peu d'importance
Pour nos corps confiés aux mains des fossoyeurs »

Isabelle Chalumeau. Le grand voyage

.

« J’ai le droit d’être heureux ? » lui ai-je demandé.
Elle m’a répondu : « Tu veux une baffe ?!»
.
Peut-on s’aimer sincèrement quand la vie fait que des années séparent nos dates de naissance? Se poser cette question, c’est déjà émettre un doute sur la sincérité des sentiments. Et ce doute nous ne l’avons pas. Certains penseront que ça ne peut pas marcher. Et bien, nous ne serons pas les premiers à nous séparer. Mais si un jour nos chemins doivent partir chacun de leur côté, plutôt que des regrets, il nous restera ce que nous aurons partagé ensemble.

Certains qui me lisent seront choqués, ceux qui m’aiment seront inquiets, pour moi, pour elle.

A ceux qui jugent, je dirais qu’ils ne savent rien de sa vie ni de la mienne. Ils ne connaissent pas mon histoire, ils ne connaissent pas la sienne, même s’ils croient savoir. Je leur dirais de garder leurs caricatures d’explications psychologiques pour les comptoirs des bistrots, là où les plaisanteries salaces tiennent cours.

A ceux qui craignent, je dirais qu’une vie tiède ne vaut pas la peine d’être vécue. Que l’on peut survivre dans le mensonge et les renoncements, l’hypocrisie et les remords, mais que pour vivre vraiment il faut oser prendre des risques. Sénèque écrivait "Ce n'est pas parce que c'est difficile que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que c'est difficile". Les difficultés, en neuf mois nous avons eu le temps de les envisager, de nous y préparer, d’y réfléchir, à commencer par le regard des autres, des gens bien-pensants, de ceux qui s’enferment dans le carcan des conventions, des règles et de la bonne morale, et dans lesquelles ils se sont eux-mêmes emprisonnés. Ce même regard qui s’émeut du massacre des baleines mais se détourne quand quelqu’un se fait agresser dans la rue… L’avenir nous rattrapera un jour, bien sûr. De cela aussi nous avons conscience. Et les réponses que nous y apporterons n’appartiennent qu’à nous…

J’aime cette citation d’Aristote : "Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été". Pour ceux qui me tiennent encore pour tel, je continuerai à écrire sur un autre espace que celui-ci, un espace où nous écrirons tous deux. Si vous souhaitez m’y suivre, demandez-moi l’adresse en messagerie privée. Pour les autres, je vous souhaite d’être heureux. Votre vie n’est pas la mienne, voilà tout. Et peut-être un jour vous interrogerez-vous pour peu que vous lisiez Racine : De Titus ou de Bérénice, qui est le plus honorable ?

Cursum perficio.. Mon chemin s’achève ici.

.

“Redeem me into childhood
Show me myself without the shell
Like the advent of May
I`ll be there when you say
Time to never hold our love

My fall will be for you
My love will be in you
You were the one to cut me
So I`ll bleed forever”

NW. Ghost love score

Vacances

le 17/06/2007 à 21h23
.
A bientôt... :)

Lien

le 10/06/2007 à 00h54
Un album, deux regards...
.

http://smaragdi.canalblog.com/

.

Lien

le 09/06/2007 à 23h34

Elle aime Baudelaire, Musset, la musique classique et le métal, Rimbaud, Turner et Nightwish, et la photographie…

.

http://elisabethhiljainen.deviantart.com/

.

Pour me faire pardonner
Un crime de lèse-majesté :-)

.